mercredi 22 février 2017

Robe de bal 1850 moderne : Fluffyyyyy !

Pour commencer cet article, je dois vous prévenir :
Fluffy est un mot qui va revenir très souvent ! ^^
J'ai déjà fait de nombreuses crinolines (c'est surement la silhouette que j'ai le plus réalisée !) la plus part du temps les plus histo-compatibles.
Mais depuis 3 ans, je fais de la danse historique XIXe siècle (avec l'association Carnet de Bals) et si certaines danses sont reconstituées le plus fidèlement possible (comme l'éternel quadrille français), on prend certaines libertés pour des danses plus spectaculaires et envolées.

Charles Vernier (1813-1892), Valse au Bal Mabille, avenue Montaigne, lithographie.

Il y avait déjà à l'époque de jeunes couples, qui pour se faire remarquer lors des bals, créaient des enchainement spectaculaires et des portés, cela restait exceptionnel.
Aujourd'hui, on fait des valses et des polkas endiablés sur lesquelles on enchaine pastourelle (le cavalier lève un bras sous lequel laa dame tourne sur elle-même) et portés.

Et là... ça bloque. Car pour la plus part des danses qu'on exécute, nous portons des robes à crinolines à l'encolure très basse, qui descend sur la pointe de l'épaule voir le haut du bras pour certaines. Et la partie des manches ne doit surtout pas "pendre" sur les bras mais être bien droite. Ce qui fait qu'on ne peut pas lever le bras plus haut que la hauteur de l'épaule. C'est parfois très embêtant pour effectuer certains mouvement. Pour les danses "classiques, c'est bien sur possible, mais si on veut s'amuser un peu...

La photo n'est pas flatteuse, mais elle montre exactement le soucis : je suis obligée de me désaxée totalement les épaules (et le reste du buste...) pour réussir à lever le bras sans craquer la manche

Que faire alors pour libérer nos épaules sans tomber dans le "déguisement" et ses grosses manches ballons ? Et bien c'est Olivia, championne de France de la discipline quoi m'a convaincu de passer du côté obscur de la F... manche : l'élastique !
Mais attention, je ne voulais surtout pas une énorme manche ballon élastique ou quelque chose de trop visible, ni que ça retombe sur les bras. J'ai donc conservé exactement le même patron historique dont j'ai allongé la bretelle.
J'ai réalisé les mêmes finitions que pour un corsage historique (passepoil rabattu à la main sur l'encolure, manche emboîtée). J'ai ensuite posé un élastique à la main au point de chausson sur l'intérieur de la bretelle (technique typique de spectacle) et le tour était joué.
La bretelle fronçouille joliment  et conserve la silhouette de l'époque, avec cette ligne légèrement en V qui traverse le buste d'une épaule à l'autre.



Ce n'est pas le seul ajustement que j'ai fait à cette robe (dont la déco est très libre d'ailleurs par rapport aux modèles historiques). Je voulais une robe plus... fluffoyante et qui virevolte plus.
Historiquement, l'ampleur de ces robes est en moyenne de 4m, je suis montée à 5m pour celle ci. L'occasion de tester de grands plis creux superposés et non de simples plis plats, ce qui a renforcé l'effet fluffly.
Détails des plis en cours de réalisation
PitiChat a adoré tester la fluffyance
Et pour toujours plus de volume et de légèreté, pas dessus ma crinoline classique (l'elliptique déjà réalisée pour la précédente robe) je porte un énorme tutu de tulle (utilisé pour les mini crino de carnaval, je vous en ferai un article) plus un jupon de tulle de 5m pour "lisser" le tout.
Moins lourd que le coton, pas vraiment historique, mais en mouvement, faut reconnaître que ça fait fait son effet :)

Photo : Alain Warnier de CAW Photos :)
La tête des manches fronçouille délicatement 
Photo : Alain Warnier de CAW Photos :)
Je vous avais dit, c'est Fluffy ! 


Photo : Alain Warnier de CAW Photos :)

Photo : Alain Warnier de CAW Photos :)






Et pour terminer, la valse du papillon de Olivia Wely et Jean-Guillaume Bart, pour les Championnats de France 2015. Pour vous dire à quel point les manches élastiques sont utiles dans ce cas !!

 

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